L’extrême droit aboie, la ministre baisse la tête

Si certain·e·s parmi nous avaient eu l’espoir, avec la nomination de Madame Monique Barbut au ministère chargé de l’environnement, d’avoir enfin une ministre qui défendrait son administration et ses missions, ils et elles n’auront pas tardé à être déçu·e·s.

À peine trois mois après son arrivée aux affaires, la ministre cède aux sirènes de la Coordination Rurale et de l’extrême droite et mandate les inspections générales sur le processus de nomination de Madame Anne Le Strat comme directrice générale déléguée de l‘Office Français de la Biodiversité, cible favorite de tout ce que la politique française compte d’anti-écologistes depuis plusieurs années.
La suspicion lancée par la ministre sur sa propre administration est insupportable. Elle démontre le manque de confiance qu’elle porte à celles et ceux qui, dans le agences, les établissements publics, les services centraux ou déconcentrés, portent chaque jour les politiques publiques ministérielles, votées par la représentation nationale.
Ce qui dérange l’extrême droite, c’est bien la nomination d’une personne compétente, experte des missions qu’elle devra accomplir… contrairement à tou·te·s les ancien·ne·s ministres recasé·e·s à la tête des agences et autres missions plus ou moins stratégiques. Ces profils « militants » là ne gênent pas…
Après la loi Duplomb et le décret étendant le pouvoir des préfets, c’est une nouvelle attaque contre l’OFB, ses agent·e·s et leur probité.

SUD Rural Territoires demande à la ministre de revenir en arrière. Nous exigeons un soutien plein et entier de la ministre à ses agent·e·s.

Le changement climatique et le déclin de la biodiversité nécessitent que l’État dispose de moyens d’action, et une politique à la hauteur des enjeux.
Télécharger le PDF