Non, Monsieur le Ministre Ce n’est pas de la négociation...c’est de la provocation !
Mercredi 20 janvier 2010, par // Communiqués Solidaires
Non, Monsieur le Ministre, il n’y a jamais de négociation sur les suppressions d’emplois et sur les réformes qui mettent en danger les missions et l’exercice de ces missions de services publics. Solidaires vous a, notamment, demandé à plusieurs reprises : • un moratoire sur les suppressions d’emplois, • l’arrêt de ces suppressions de postes, • l’arrêt immédiat des fusions, restructurations, délocalisations et fermetures massives de services et toutes fausses économies décidées dans le cadre de la Réorganisation territoriale de l’état et de la RGPP, • l’attribution des moyens nécessaires à l’exercice d’un service public de qualité et de proximité répondant aux besoins de la population et à l’amélioration des conditions de travail des agents. Le Ministre de la Fonction Publique prétend négocier et dialoguer avec les organisations syndicales, mais en toute honnêteté, quelles marges de manœuvre leur laisse t’il sur ces sujets ? Les annonces sur le nombre de suppressions d’emplois dans la Fonction publique sont connues au moment de la sortie du projet de loi de finances et nul retour en arrière n’est envisagé ! Les dossiers de réformes sont présentés, certes à l’occasion de multiples réunions en tout genre, mais tout est déjà cadré et un retour en arrière présenté comme quasi-impossible. Nous avons tous en mémoire, l’épisode du projet de création des Directions Départementales interministérielles, qui devait faire l’objet de discussion avec le représentant de la MIRATE mais qui était déjà, pour visa, en Conseil d’Etat. La conception de la négociation et du dialogue social du Ministre, n’est pas la nôtre. Ce n’est pas non plus celle des fonctionnaires qui demain, 21 janvier, seront en grève et en manifestations.